jeudi 27 octobre 2011
Et c'est reparti !
mardi 18 octobre 2011
Tremblez, j'arrive...
samedi 15 octobre 2011
Instant Karma
En balade en week-end prolongé sur les bords de la Loire à visiter quelques châteaux de la Renaissance, nous parcourons les routes de Touraine à bord d'une jolie petite voiture rouge. A la sortie de notre hôtel, nous nous retrouvons sur le quai de la Loire et étant en zone urbaine et n'ayant eu aucune information sur la vitesse, je roule tranquillement à 50 km/h. Ce qui ne plait pas trop au camping-car derrière moi. Persuadé de son bon droit et de mon statut d'escargot, celui-ci s'empresse de me doubler sur une zone avec une ligne centrale de dissuasion (ligne de dissuasion : ligne centrale aux traits très rapprochés qui permet le déplacement uniquement des véhicules lents - source Shani passe son code). Au moment où il me double, je peste car je vois un joli panneau rond, cerclé de rouge avec une voiture noire à droite et une rouge à gauche signifiant : interdiction de doubler. Je me dis qu'il est gonflé de doubler comme ça surtout que je pense que la limitation est bien de 50 km/h.
Shani m'appuie dans ma réflexion en disant qu'un flic derrière chaque arbre pourrait avoir du bon dans certains cas. Nous nous retrouvons derrière le camping car au feu tricolore suivant. Félicitations, vous avez gagné 3 mètres en me doublant. Je vois alors passer un jumeau tout seul à ma gauche (comprendre un motard avec un blouson bleu floqué du nom de joueur Gendarmerie). Même pas le temps de pester contre le fait que sa présence eut été utile 500 mètres plus tôt que celui-ci s'approche de la vitre du conducteur du camping-car et lui fait signe "suivez-moi". Effectivement à la première intersection où le camping-car pouvait sortir sans risque, le motard s'arrêta et se dirigea vers lui.
Nous ne connaîtrons pas le fin mot de l'histoire mais mon petit doigt me dit qu'une mauvaise conduite finit toujours par se payer.
mercredi 7 septembre 2011
Les filles sont plus douces (il paraît)
Une émission à vocation scientifique sur une chaîne dont le nom est composée d’une lettre et d’un chiffre. Une émission que je trouvais jusqu’ici intéressante et sérieuse.
Dimanche soir, le thème en était « les différences entre les hommes et les femmes ».
Et là, patatras.
Les femmes ont plus d’œstrogènes, elles sont plus douces. Les hommes ont plus de testostérone, ils sont plus agressifs. La preuve, regardez ces petits enfants pré pubères : on leur propose un ballon, les trois garçons shootent dedans et deux des trois filles le ramassent (« le prennent dans leurs bras » dixit le « scientifique », enfin dans mon monde, ce geste est un ramassage et non un câlin, d’autant que la deuxième a commencé à dribbler aussitôt). La troisième, celle qui a shooté dans le ballon ? Elle fait sans doute partie de 10% de femmes avec un taux de testostérone plus important que la moyenne, des garçons manqués avec des attitudes plus masculines (photos de mannequins aux cheveux courts défilant sur l’écran. Et aussi de Grace Jones). C’est sans doute la faute de sa mère qui a été trop stressée pendant la grossesse.
Les femmes ont plus de sensibilité. Un homme peut apprendre à exprimer sa « sensibilité féminine » notamment par le théâtre où il a plus de mal qu’une femme à extérioriser ses émotions. Une femme exerçant un « métier d’homme » (chef pâtissier dans l’exemple) va avoir tendance à se masculiniser (« oui, les hommes, ils ont pas besoin de parler pour travailler »).
Est-ce qu’il n’y a que moi qui suis restée sans voix devant l’accumulation de clichés ?
Prenons la « preuve » du ballon par exemple. Se pourrait-il que les garçons aient shooté dedans parce que l’on a tendance à encourager les petits garçons à jouer au football ? La demoiselle qui a commencé à dribbler ne jouerait-elle pas au basket ? Cela ne nous laisserait plus qu’une jeune fille ayant « pris le ballon dans ses bras » ! Mais non, la voix off nous explique que cela démontre la douceur des filles versus l’agressivité des garçons.
Je n’aborde même pas la notion de « métier d’homme », et surtout l’exemple : chef pâtissier ???!!! Quant au jeune homme qui doit pleurer sur sa scène de théâtre, il doit être content de savoir que c’est sa sensibilité féminine qui s’exprime et pas son talent d’acteur.
Franchement, pour une émission qui se veut scientifique, je trouve cela un peu léger. On y aborde tout de même les questions de l’éducation, de la manière dont elle influe sur ces caractères « innés », mais juste derrière, cette expérience du ballon prise sans recul saborde complètement l’intention. Pas étonnant derrière, que certains croient toujours que les femmes sont faites pour s’occuper des enfants et piapiater entre elles, que c’est dans leur gènes (ou dans leurs hormones), tandis que les hommes sont faits pour aller se battre contre le grand méchant monde (dans leurs « métiers d’homme ») pour assurer la bouffe. Si c’est cautionné par le gentil monsieur avec ses lunettes carrées, forcément !
lundi 29 août 2011
Undead and Unwed
Elizabeth « Betsy » Taylor vient d’avoir trente ans et de perdre son emploi. Pour couronner le tout, elle s’est fait percuter par une voiture et la voilà à la morgue. Mais elle n’a pas le bon goût de rester morte : elle est désormais un vampire, immortelle et surpuissante.
Loin de rester terrée comme on aurait pu l’imaginer, elle prévient sa famille et ses amis proches de sa résurrection et décide de continuer à mener sa vie aussi normalement que possible. Dommage, la communauté vampirique n’est pas de cet avis. Immunisée contre le soleil et les objets religieux, Betsy est en fait leur Reine, prophétisée par le Livre des Morts qui leur sert de Bible. La voilà désormais prise en plein dans la politique des morts-vivants, coincée entre l’ambitieux Nostro et le séduisant Sinclair, et forcée de prendre parti dans une guerre entres vampires alors que, franchement, elle a bien mieux à faire – écumer Macy’s pour la dernière ligne d’escarpins, par exemple.
Le personnage de Betsy est à mourir de rire : blonde, superficielle, totalement obsédée par sa passion des chaussures de luxe, naïve tirant sur niaise, et d’autant plus drôle qu’elle est écrite à la première personne dans un ton très juste et très léger qui lui correspond parfaitement. Les autres personnages sont aussi réussis, notamment Jessica, sa meilleure amie plus riche que Crésus, qui loin d’être traumatisée par la résurrection de sa meilleure amie, utilise sa fortune pour assurer les éléments bassement matériels qu’un mort à notre époque ne peut plus gérer faute d’existence administrative – un logement, une voiture… Des petits détails bien trop souvent passés sous silence dans les histoires de vampire, et je dois admettre un certain plaisir à les voir traités ici.
Je n’ai pour l’instant lu que les quatre premiers de la série – si je commande 15 livres par mois, mon compte en banque va commencer à drôlement faire la tronche – mais pour l’instant le plaisir est entier, et le décalage de Betsy par rapport à pas mal d’héroïnes de « paranormal romance » (elle est jolie, mais un peu cruche, et carrément égocentrique, ce qui change des Mary-Sue avec toutes les qualités imaginables que l’on rencontre trop souvent) est très reposant.
Une bonne lecture de transports, prenante sans être prise de tête, et quand on y passe deux heures par jour, dans les transports, on est largement sensible à ce genre de choses !
jeudi 25 août 2011
C'est bientôt la rentrée !
Pourtant, je puis affirmer que la rentrée est pour bientôt. En effet, depuis une semaine, il y a du foot tous les soirs de la semaine à la télé (vendredi Ligue 2, samedi Ligue 1 + Premier League, dimanche pareil, lundi Premier League, mardi et mercredi Ligue des Champions, ce soir Europa League, demain soir Ligue 2 et Supercoupe d'Europe, ce week-end championnats, lundi Premier League).
Autant vous dire que Shani commence à déprimer de trouver du foot toutes les trois chaînes quand elle zappe... C'est la rentrée, je vous dis !