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jeudi 25 octobre 2012

Paradoxe de la galanterie

Lieu : cage d'ascenseur du parking d'une société, deux portes d'entrée, trois ascenseurs, deux chemins d'escalier (un montant, un descendant).
Situation : cinq hommes attendent l'ascenseur, j'entre par une des portes donnant sur le parking, une femme arrive ensuite par l'autre porte. L'ascenseur du milieu s'ouvre, elle a trois personnes devant elle vu qu'elle est arrivée la dernière dans les lieux.
Les gens s'empressent de s'écarter pour qu'elle puisse monter la première dans l'ascenseur. Méthode du LIFO (Last In, First Out), ou galanterie de base. Moi j'applique le FIFO (first in, first out), je suis le dernier homme arrivé, je suis le dernier à entrer dans l'ascenseur. Je me retrouve donc coincé devant la porte.
Nous arrivons au Rez-De-Chaussée, je n'ai pas le choix, je sors. J'entends du barouf de manteaux derrière moi. Tous ces messieurs s'étaient collés au paroi de l'ascenseur pas très grand pour que madame soit la suivante dehors. Ils appliquent à nouveau la méthode du LIFO, mais dans un petit ascenseur, c'est moins pratique.
Certains demandent la fin de la galanterie. Personnellement, je n'ai d'opinion sur la galanterie que des règles élémentaires de courtoisie. Quand je suis avec trois potes et que j'ouvre une porte, je la tiens pour les trois qui suivent derrière. Si je le fais pour eux, je peux le faire pour les femmes aussi. Je ne vais pas m'abstenir de tenir une porte parce que ce sont des femmes. Pour le coup de l'ascenseur, quitte à vouloir laisser madame être la première à sortir en haut, il aurait mieux valu ne pas se battre en bas pour la laisser rentrer la première dans l'ascenseur, elle aurait été alors devant la sortie prête à descendre.
Cela me rappelle toujours une citation d'un humoriste que je n'arrive pas à situer : "Je suis galant dans les ascenseurs, je laisse les dames sortir en premier, cela me permet de les reluquer discrètement."

mardi 10 juillet 2012

Merci la SNCF...

Lundi, journée un peu speed, un peu chargée. A courir derrière des trains et des RER qui sont supprimés. Premier RER, ah non, encore supprimé, le mois de juillet débute bien à la SNCF. Et pourtant, les vacances scolaires n'ont pas encore commencé. Vite, vite, un train, je pose mon sac en face, mon livre à-côté de moi. Appli SNCF pour optimiser le trajet, ok, je change à la prochaine station et je m'évite une demi-heure de trajet inutile. L'arrêt arrive, j'attrape mon sac et je saute du train. Arrivé au boulot, je pose mon bouquin… ou pas, mince je l'ai oublié. Dans quel train ? A quel moment ai-je fait l'impasse. Et oui, premier train, à ne pas regrouper toutes mes affaires et à sauter en courant pour attraper la correspondance, j'ai oublié de reprendre mon livre. Malheureusement, ce n'est pas qu'un livre, j'ai les papiers de l'assurance pour notre cambriolage de début d'année, et j'ai les papiers de la sécu pour mon agression de début d'année aussi.

En plus, "mon" livre, plutôt celui de Shani. Elle va faire la gueule. Et elle aura raison. Bon, je l'appelle pour préparer le terrain. Et je réfléchis à comment rattraper mes conneries. Bon, on va déjà commencer par essayer de le retrouver. Trouver le numéro de téléphone des objets trouvés à Gare du Nord. Un site, deux sites, trois sites, le site de la SNCF, quatre sites. Où vais-je trouver ce Graal. Tiens, trouvé. Bon, maintenant je les appelle. "Bonjour, vous êtes bien aux objets trouvés de Gare du Nord, nos horaires d'ouverture sont de 10h à 12h, 14h à 16h", ok, il est 9h45, j'appellerai plus tard pour avoir des informations. 10H30, allez, un creux au boulot, j'appelle. "Merci de patienter" Au bout de 10 minutes en attente (pas musical, je profitais de la discussion de la personne à l'accueil avec un client), ça coupe. Tant pis, je rappelle. La seconde tentative est la bonne. "Oui Monsieur, vous avez oublié votre livre dans votre train. On ne nous amène les objets récupérés dans les trains que les lundis, mercredis et vendredis, appelez donc jeudi". OK, encore trois jours à me demander si je vais retrouver ce livre et surtout les papiers qui sont dedans. Un petit espoir qu'une bonne âme l'ai récupérée et déposée à l'endroit idoine.

Jeudi soir, je rentre du bureau, un courrier de la gare saint-lazare, datée du 03 Juillet, ils ont mon livre… Je peux aller le chercher entre 9 et 12h, et de 13 à 16h30. OK, j'ai un rendez-vous le matin, mais je dois pouvoir y être pour 12h. Je sors de ma réunion, l'enchaînement de train semble correct et j'arriverai à Saint-Lazare à 11h50, 10 minutes pour me rendre aux objets trouvés ce devrait être bon. Finalement, la face obscure de la SNCF frappe encore ! le train a 10 minutes de retard, et j'arrive à 11H59 à la gare. Je sprinte un peu pour être avant la fermeture. Coup de chance, la personne qui me reçoit est de bonne humeur et me précise que les usagers se sont donnés le mot pour arriver juste avant l'heure du déjeuner. Je lui explique que les trains ayant 10 minutes de retard, ce n'était pas forcément de notre faute pour le coup, ça l'a fait sourire. Finalement, je lui donne mon courrier, il va chercher mon livre, avec mes papiers dedans, le temps de faire la paperasse, d'encaisser mes 9 Euros (à savoir, tout objet trouvé à la sncf sera rendu pour 9 Euros, même les pièces d'identité), je peux repartir l'esprit tranquille au boulot.

Conclusion : Merci les objets trouvés de m'avoir envoyé un courrier parce que vous aviez trouvé mon adresse dans le bouquin, un peu moins merci aux trains supprimés / retardés.

mercredi 9 novembre 2011

Sérieusement ?

Je prends le métro tous les jours pour aller travailler. Je suis donc exposée à ces affiches immenses que l'on trouve sur ses murs, pour des films ou des produits divers et variés, et j'y suis habituée. Mais là, franchement, je suis restée comme deux ronds de flan.

En 4x3 sur les murs de la station Opéra, une affiche pour un site de rencontres extra-conjugales. "Restez fidèles... à vos désirs", clame le slogan de la chose. Je ne sais pas si j'ai les mots pour dire à quel point je trouve cela odieux.

Que l'on trompe son conjoint, cela ne me regarde pas. Chacun fait bien ce qu'il veut. Mais là, de le voir cautionné, justifié, et même encouragé, je sais pas, ça me traumatise complètement. Genre, "mais allez-y, c'est normal, et en plus on vous en donne des moyens, histoire que ça soit pas trop compliqué, hein ?"

Ou comment appliquer la consommation et le jetable à tous les aspects de la vie...

samedi 15 octobre 2011

Instant Karma

En balade en week-end prolongé sur les bords de la Loire à visiter quelques châteaux de la Renaissance, nous parcourons les routes de Touraine à bord d'une jolie petite voiture rouge. A la sortie de notre hôtel, nous nous retrouvons sur le quai de la Loire et étant en zone urbaine et n'ayant eu aucune information sur la vitesse, je roule tranquillement à 50 km/h. Ce qui ne plait pas trop au camping-car derrière moi. Persuadé de son bon droit et de mon statut d'escargot, celui-ci s'empresse de me doubler sur une zone avec une ligne centrale de dissuasion (ligne de dissuasion : ligne centrale aux traits très rapprochés qui permet le déplacement uniquement des véhicules lents - source Shani passe son code). Au moment où il me double, je peste car je vois un joli panneau rond, cerclé de rouge avec une voiture noire à droite et une rouge à gauche signifiant : interdiction de doubler. Je me dis qu'il est gonflé de doubler comme ça surtout que je pense que la limitation est bien de 50 km/h.

Shani m'appuie dans ma réflexion en disant qu'un flic derrière chaque arbre pourrait avoir du bon dans certains cas. Nous nous retrouvons derrière le camping car au feu tricolore suivant. Félicitations, vous avez gagné 3 mètres en me doublant. Je vois alors passer un jumeau tout seul à ma gauche (comprendre un motard avec un blouson bleu floqué du nom de joueur Gendarmerie). Même pas le temps de pester contre le fait que sa présence eut été utile 500 mètres plus tôt que celui-ci s'approche de la vitre du conducteur du camping-car et lui fait signe "suivez-moi". Effectivement à la première intersection où le camping-car pouvait sortir sans risque, le motard s'arrêta et se dirigea vers lui.

Nous ne connaîtrons pas le fin mot de l'histoire mais mon petit doigt me dit qu'une mauvaise conduite finit toujours par se payer.

lundi 1 novembre 2010

Pass Intégrale


Comme tous les ans, je ne paye pas le 12ème mois de mon pass intégrale. J'ai toujours cru que le 12ème mois était celui de congés payés pendant lequel on n'utilisait pas le pass ce qui rendait l'abonnement rentable. Mais en fait, non, le 12ème mois, c'est le mois de grève auquel nous avons le droit tous les ans. Il faudra que je fasse un jour le calcul de rentabilité réel de ce pass. Je suis sûr que côté usager, il y aurait quelques surprises.

lundi 11 janvier 2010

Scène de la vie quotidienne dans le RER

Comme nombre de franciliens, je vais travailler en utilisant les transports en commun. Comme nombre de franciliens, les grèves ou les intempéries ont dérangé mes derniers trajets. Mais ce qui m'a dérangé ce matin dans le RER, c'est une conversation que j'ai entendu. Non, je n'ai pas écouté ma voisine de banquette disserter sur son dernier gloss à la mode avec sa meilleure amie mais c'est une dame d'âge mûr qui se trouvait à trois banquettes de la mienne qui a partagé avec tout le wagon sa conversation peu de temps après avoir embarqué.
J'aurais voulu retranscrire au fur et à mesure sa conversation, mais elle a pris une tournure tellement invraisemblable que je n'avais pas pensé à commencer la prise de note, alors en voici un résumé. Bien sûr, il n'y aura que la partie dont le wagon a profité, l'interlocuteur se trouvant très certainement dans son bureau.

- Oui, Bonjour, c'est Madame Biscotte*, je vais à une expertise aux résidences de la Tisane* à Boulogne...
- Oui, oui, bonjour Melle Tartine*... oui, bonne année à vous aussi, donc je disais, je me rends à une expertise aux résidences de la Tisane* à Boulogne, et je voulais être sûre des codes d'entrée, car je ne voudrais pas me retrouver à la porte comme cela m'est arrivé dans une autre résidence la semaine dernière.
- Oui, c'est ça, passez moi Madame Infusion*.
...
- Oui, bonjour Madame Infusion, c'est Madame Biscotte. Comme je le disais à ta secrétaire, je me rends à la résidence de la Tisane* à Boulogne (et oui, trois fois, des fois que le petit vieux avec son sonotone à l'étage du dessous n'aurait pas entendu). Et bien que je pense retrouver le gardien et le propriétaire sur place, je préférerais être sûre d'avoir les bons codes pour ne pas rester dehors (ben oui, je préfère les attendre au chaud dans le hall, que dehors. Quand les politiques vont-ils enfin appliquer une politique pour éviter que les expertes de 40 ans ne trainent dans les halls d'immeuble).

A ce moment de la conversation, je lève les yeux vers mon voisin d'en face côté fenêtre qui secoue la tête, et j'acquiesce en disant : "Mais elle ne va quand même pas le faire."

...
- Ok, donc pour le 68-72, le code est le 12A34* et pour le 62, le code est le 56B78*. Oui, merci bien.

Et bien si ! elle l'a fait, elle a donné : le nom de la ville, de la résidence, les numéros dans la rue et les codes !
C'est le moment qu'a choisi mon voisin d'en-face pour se lever et aller lui dire : "Madame, vous vous rendez compte des informations que vous venez de donner à voix haute à des inconnus dans ce train. Vous ne vous souciez pas de la sécurité des résidents ?"
Et elle de répondre sans se démonter : "Mais il y a des gens qui ont besoin de travailler."
Dialogue d'une force surréaliste ! Mais de qui parle-t-elle quand elle dit que des gens ont besoin de travailler ? Des cambrioleurs ? Des assureurs qui manquent de travail en ce moment pour rembourser les cambriolages ? Les policiers qui ne sont qu'à 18% de cambriolages élucidés sur l'année 2009 (chiffre à vérifier car je n'ai pas retrouvé la source où j'ai lu le chiffre la semaine dernière) ? La police scientifique qui devra intervenir sur tout cambriolage maintenant ?
On pourrait aussi penser aux psychothérapeutes qui aideront les victimes de cambriolage à se reconstruire, et bien évidemment, les victimes qui devront travailler pour payer le psychothérapeute, la prime d'assurance qui augmentera et ce que les assureurs n'auront pas remboursé.

Cela m'amène à cette dernière réflexion qui concernera l'expert en particulier : est-ce vraiment le service que nous attendons de ces personnes quand ils viennent faire une expertise dans nos résidences. Des personnes qui certainement habitent dans des pavillons sans digicode pour ne pas savoir ce qu'un digicode représente comme sécurité dans un logement collectif. Je conçois qu'un digicode ne soit pas une assurance tout risque, mais c'est le minimum de sécurité que l'on peut avoir et le minimum de respect à avoir pour ses clients est tout de même de leur laisser cette sécurité.

* Les noms et les codes ont bien entendu été changés.