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samedi 15 octobre 2011

Instant Karma

En balade en week-end prolongé sur les bords de la Loire à visiter quelques châteaux de la Renaissance, nous parcourons les routes de Touraine à bord d'une jolie petite voiture rouge. A la sortie de notre hôtel, nous nous retrouvons sur le quai de la Loire et étant en zone urbaine et n'ayant eu aucune information sur la vitesse, je roule tranquillement à 50 km/h. Ce qui ne plait pas trop au camping-car derrière moi. Persuadé de son bon droit et de mon statut d'escargot, celui-ci s'empresse de me doubler sur une zone avec une ligne centrale de dissuasion (ligne de dissuasion : ligne centrale aux traits très rapprochés qui permet le déplacement uniquement des véhicules lents - source Shani passe son code). Au moment où il me double, je peste car je vois un joli panneau rond, cerclé de rouge avec une voiture noire à droite et une rouge à gauche signifiant : interdiction de doubler. Je me dis qu'il est gonflé de doubler comme ça surtout que je pense que la limitation est bien de 50 km/h.

Shani m'appuie dans ma réflexion en disant qu'un flic derrière chaque arbre pourrait avoir du bon dans certains cas. Nous nous retrouvons derrière le camping car au feu tricolore suivant. Félicitations, vous avez gagné 3 mètres en me doublant. Je vois alors passer un jumeau tout seul à ma gauche (comprendre un motard avec un blouson bleu floqué du nom de joueur Gendarmerie). Même pas le temps de pester contre le fait que sa présence eut été utile 500 mètres plus tôt que celui-ci s'approche de la vitre du conducteur du camping-car et lui fait signe "suivez-moi". Effectivement à la première intersection où le camping-car pouvait sortir sans risque, le motard s'arrêta et se dirigea vers lui.

Nous ne connaîtrons pas le fin mot de l'histoire mais mon petit doigt me dit qu'une mauvaise conduite finit toujours par se payer.

jeudi 19 mai 2011

Autonomie

Non, je ne vais pas vous parler de la Corse ou du Pays-Basque, encore moins de la Guadeloupe ou de la Martinique, même si le thème pourrait être décliné dans ses quatre lieux. Je vais vous parler de plongée et de ma récente mise en autonomie. En effet, lors du week-end pascal, au lieu de passer du temps avec ma famille, j'ai été profité du soleil de la Bretagne, et de la fraîcheur de ses eaux pour passer mon niveau 2 de plongée. Avec 13 degrés maximum au fond de l'eau (et des pics à 9° d'après les instruments), les combinaisons étaient de sortie. Des moniteurs en étanche pour la plupart, certains en semi-étanche, et nombreux étaient ceux qui, comme moi, étaient en humide. Comprendre, de l'eau rentre par les manchons, le cou ou les pieds et circule au plus près du corps. Au bout de quelques instants cependant, celle-ci a pris la température corporelle, et le froid n'est plus qu'un lancinant souvenir. A la fin des plongées, certains ressentaient le froid, mais ma couche protectrice m'a permis d'éviter cette douloureuse sensation.

Obtenir son niveau 2, est-ce facile ? Ca dépend. Tout d'abord, il y a deux parties : de la théorie et de la pratique. Nous avions passé la théorie au club, un soir, avec cinq épreuves étalées sur une durée de 3 heures. Nous avions suivi des cours toute l'année à raison d'une fois par mois en moyenne le soir. A la sortie du bureau, ce n'était pas une synécure. Ensuite, et c'était le thème de la sortie, la pratique. A la différence du niveau 1, le niveau 2 et ses successeurs se passent obligatoirement en milieu naturel. Au programme, diverses épreuves des plus simples (savoir gréer sa bouteille, vider son masque, lâcher-reprise d'embout) à des moins simples (nage en apnée, de la remontée assistée sur un ou deux embouts, ou remontée sans embouts, réagir en cas de souci dans la palanquée), le tout sous l'oeil bienveillant d'un encadrant pour deux candidats. Toutes les manoeuvres ont été demandées, réalisées, plus ou moins bien, mais avec comme résultat final une validation de niveau accordée au matin du quatrième jour ce qui nous a permis, à mes 3 camarades ayant réussi l'évaluation et moi-même, de faire nos premières autonomies en cette belle journée qu'était le lundi de Pâques. Deux plongées d'une demi-heure chacune environ (froid oblige, la sécurité primait sur l'envie de traîner au fond), et nous pouvions (re)découvrir les profondeurs (20 mètres maximum, ce sont les prérogatives) de Bretagne avec moins de préoccupation que lors des plongées précédentes où nous étions sûrs que quelque chose allait être simulé, mais avec tout autant d'attention car nous étions responsables l'un de l'autre au sein des équipes de plongée.

Pour nos autres camarades d'aventure, ce fut tout de même l'occasion de faire 8 plongées dans la baie de Saint-Malo, de prendre de l'expérience en mer et de valider une grande partie des compétences de niveau 2. Il leur reste plus d'un an pour valider celles qui leur manque pour pouvoir à leur tour plonger en autonomie.

Prochaine étape : une profonde lors de la prochaine sortie en Provence...

vendredi 10 décembre 2010

And back we are !

Eh voilà, nous sommes de retour après notre voyage de noces dans un hôtel des Maldives. Malgré quelques bonnes averses pendant le séjour, et une expérience de tempête tropicale dans une coquille de noix dont mon estomac se serait bien passé, on ne peut qu'être ravi quand on a la chance de passer dix jours là :


Surtout quand on voit le temps qui nous a accueilli à Paris !
Maintenant, la pile à lire a commencé à prendre une bonne claque pendant les pluies, je vais donc pouvoir recommencer à alimenter ce blog avec des livres. Et comme je n'aime rien tant que cela, ça tombe plutôt bien.

Pour le plaisir, une autre photo, prise vers 14h, juste avant une tempête (nous étions à l'abri pour celle-ci). Je ne suis généralement pas très douée pour la photo, mais je possède un appareil pour lequel la marche à suivre est simple : viser, appuyer sur le bouton. Il gère la mise au point, et même si je sais bien que c'est tricher, ça donne des super photos même quand on ne sait pas s'y prendre !


dimanche 28 novembre 2010

Nano, la fin !

A y est, je viens de terminer mon roman, à un décompte final de 91316 mots, soit plus de 130 pages. Jusqu'au dernier moment, je n'ai pas cru que j'y arriverais, car demain matin, nous partons avec Jarjar en voyage de noces aux Maldives, et je n'étais pas sûre de boucler l'histoire avant le départ. Mais voilà, c'est fait, et maintenant, nous partons au soleil pendant une dizaine de jours. J'ai l'impression de l'avoir gagné, ce voyage, et si j'avais dû partir sans finir, c'est bête mais ça m'aurait pesé (enfin, peut-être moins une fois dans un jacuzzi avec vue sur la mer).

Maintenant, je vais pouvoir attaquer ma pauvre pile à lire, honteusement négligée pendant le mois de novembre, et qui du coup a pris des proportions un peu effrayantes dans l'intervalle :



Allez, à dans dix jours !

mercredi 27 octobre 2010

Good Bye Old Chap !


Aujourd'hui un compagnon de 20 ans (dans mon cas) vient de nous quitter.

Sony vient d'annoncer la fin de la production de ces walkmans (baladeur car nous parlons Français). Je me souviens de mon premier walkman comme si c'était hier. Un parallélépipède noir qui doit bien faire 2 fois mon vieil ipod nano en largeur, 1,5 fois en longueur et 4 ou 5 fois en épaisseur. Autant dire qu'il ne rentrait pas dans la poche, mais il avait l'accroche pour pouvoir être mis à la ceinture. Quelques années après, j'ai envié mon frère quand il eu un ultraslim qui était à peine plus grand qu'une cassette audio.

Compagnon pendant des années, dans les bouchons de l'A6, pour éviter de voir que les kilomètres ne passent pas, pour éviter d'écouter autoroute FM ou les parents et pour ne revenir à la réalité que pour le traditionnel : "Quand est-ce qu'on mange ? Quand est-ce qu'on s'arrête pour se dégourdir les jambes ?" Ce fut un compagnon de tous les voyages, de toutes les vacances. Un compagnon dont il faut surveiller l'alimentation en pile comme en cassettes. Comme un frigo de colocation avec son frère, il faut s'assurer d'amener dans la boîte à cassettes les vivres que l'on voudra absolument écouter, celles que l'on pourra faire écouter, et surtout négocier âprement la composition de la boîte partagée à 2 car la place dans la voiture est millimétrée.
Le prochain avis de décès attendu est celui de discman avant que les lecteurs dvd portatifs ne rejoignent le panthéon de ces objets qui nous ont tenus compagnie pendant nos longs voyages en avion, train ou sur la route des vacances.


Allez, un grand merci pour tous tes services rendus cher walkman. De la part de tous les enfants qui pouvaient écouter la radio le soir en douce sous la couette, de la part de tous les parents qui avaient la paix dans la voiture car avec deux walkmans et des piles, pas de chamailleries entre les enfants pour choisir la station de radio, de la part de toutes les compilations que l'on pouvait faire pour les vacances, pour les boums (et oui, ça s'appelait des boums à mon siècle), pour les copains (a mix tape, he made a mix tape... pardon, je délire). Bref, au revoir et encore merci.

jeudi 16 septembre 2010

La faune de St. James's Park

Si vous voulez voir Buckingham Palace et Big Ben dans la même journée, plutôt que de reprendre le métro ou de passer par la rue, faites donc un petit détour par St. James's Park. Voilà quelque chose que nous n'avons pas à Paris, et qui manque, je trouve : les parcs de Londres, ces parcs immenses, fleuris, plein de vie animale absolument pas farouche, ultra reponsants et apaisants. Le genre d'endroit où on irait bien se poser après le travail pour souffler et se changer les idées.

Le genre d'endroit avec des canards qui ont l'air mort :


Sérieusement, je trouve qu'on dirait un zombie, et il me fait carrément flipper. En plus, le machin, il est habitué à être nourri, donc il te fonce dessus droit devant et sans hésitation, en dandinant du popotin - et moi, je recule courageusement devant un canard.

Ceci étant dit, il y a des choses un peu moins flippantes dans ce parc, voire carrément choupi, et du coup on termine sur un petit jeu : cherchez l'intrus !

mercredi 15 septembre 2010

Ready normal people ?

Comme vous vous en doutez, le concert de Muse était fantastique. Comme il était sur le même modèle que celui du Stade de France, je ne vais pas en faire une tartine ; les différences majeures tenaient à la modernité de Wembley Park - qui, contrairement au Stade de France, avait de l'espace pour s'étaler - et au fait que les toilettes étaient propres.

Quant à Londres elle-même, vue à travers les yeux d'un adulte (et non d'une enfant de dix ans comme la dernière fois que j'y avais été), elle présente tout un tas de possibilités fascinantes : Camden Town, à laquelle rien ne peut préparer réellement (le Cyberdog ! le Stables Market ! Les façades des immeubles !), les immenses parcs verdoyants et ultra reposants qui jalonnent la ville (avec des canards zombie dedans - photo à venir), les pubs (facile, ça, mais n'empêche, il y en a des vraiment chouette), et le quartier des théâtres, entre Picadilly et Covent Garden.

C'est là qu'après un sympathique repas dans un des restaurants proposant des "pre-theatre menu" (et on peut nous faire confiance pour trouver par hasard le seul du quartier qui propose du vin français), nous avons assisté à une représentation de Avenue Q, probablement la comédie musicale la plus drôle de la décénnie. Jarjar m'en avait parlé depuis quelques temps déjà, en me faisant écouter cette chanson hilarante concernant internet et son usage le moins avouable. Il était heureux comme un gosse à l'idée de les voir enfin sur scène, et j'avoue que ça valait largement le coup.

Avenue Q met en scène la vie dans le quartier éponyme, après l'arrivée de Princeton, jeune diplômé idéaliste en quête d'un but dans la vie. Les personnages sont incarnés, pour certains par des acteurs, pour d'autres par des marionnettistes visibles sur scène. Certains artistes font la voix de plusieurs personnages, voire d'un personnage autre que celui qu'ils animent au même moment, et au final c'est un joyeux bordel tout à fait dans l'esprit de la pièce. Les thèmes abordés tournent autour de la découverte de la "vraie" vie, qui n'a pas grand-chose à voir avec celle qu'on imagine quand on est enfant ou même étudiant : il n'est pas si facile de savoir quel est son but, parfois il faut simplement payer les factures avant de pouvoir réaliser ses rêves, et l'amour c'est bien joli mais ça n'empêche pas de vouloir parfois dégommer l'autre à coups de batte.

C'est surtout très drôle, et la manière dont certains thèmes toujours un peu "touchy" (surtout aux Etats-Unis d'où est originaire Avenue Q), comme le racisme, sont abordés est simple et rafraîchissante, pleine de bon sens. Un must see !