samedi 15 octobre 2011

Instant Karma

En balade en week-end prolongé sur les bords de la Loire à visiter quelques châteaux de la Renaissance, nous parcourons les routes de Touraine à bord d'une jolie petite voiture rouge. A la sortie de notre hôtel, nous nous retrouvons sur le quai de la Loire et étant en zone urbaine et n'ayant eu aucune information sur la vitesse, je roule tranquillement à 50 km/h. Ce qui ne plait pas trop au camping-car derrière moi. Persuadé de son bon droit et de mon statut d'escargot, celui-ci s'empresse de me doubler sur une zone avec une ligne centrale de dissuasion (ligne de dissuasion : ligne centrale aux traits très rapprochés qui permet le déplacement uniquement des véhicules lents - source Shani passe son code). Au moment où il me double, je peste car je vois un joli panneau rond, cerclé de rouge avec une voiture noire à droite et une rouge à gauche signifiant : interdiction de doubler. Je me dis qu'il est gonflé de doubler comme ça surtout que je pense que la limitation est bien de 50 km/h.

Shani m'appuie dans ma réflexion en disant qu'un flic derrière chaque arbre pourrait avoir du bon dans certains cas. Nous nous retrouvons derrière le camping car au feu tricolore suivant. Félicitations, vous avez gagné 3 mètres en me doublant. Je vois alors passer un jumeau tout seul à ma gauche (comprendre un motard avec un blouson bleu floqué du nom de joueur Gendarmerie). Même pas le temps de pester contre le fait que sa présence eut été utile 500 mètres plus tôt que celui-ci s'approche de la vitre du conducteur du camping-car et lui fait signe "suivez-moi". Effectivement à la première intersection où le camping-car pouvait sortir sans risque, le motard s'arrêta et se dirigea vers lui.

Nous ne connaîtrons pas le fin mot de l'histoire mais mon petit doigt me dit qu'une mauvaise conduite finit toujours par se payer.

mercredi 7 septembre 2011

Les filles sont plus douces (il paraît)

Une émission à vocation scientifique sur une chaîne dont le nom est composée d’une lettre et d’un chiffre. Une émission que je trouvais jusqu’ici intéressante et sérieuse.
Dimanche soir, le thème en était « les différences entre les hommes et les femmes ».

Et là, patatras.

Les femmes ont plus d’œstrogènes, elles sont plus douces. Les hommes ont plus de testostérone, ils sont plus agressifs. La preuve, regardez ces petits enfants pré pubères : on leur propose un ballon, les trois garçons shootent dedans et deux des trois filles le ramassent (« le prennent dans leurs bras » dixit le « scientifique », enfin dans mon monde, ce geste est un ramassage et non un câlin, d’autant que la deuxième a commencé à dribbler aussitôt). La troisième, celle qui a shooté dans le ballon ? Elle fait sans doute partie de 10% de femmes avec un taux de testostérone plus important que la moyenne, des garçons manqués avec des attitudes plus masculines (photos de mannequins aux cheveux courts défilant sur l’écran. Et aussi de Grace Jones). C’est sans doute la faute de sa mère qui a été trop stressée pendant la grossesse.
Les femmes ont plus de sensibilité. Un homme peut apprendre à exprimer sa « sensibilité féminine » notamment par le théâtre où il a plus de mal qu’une femme à extérioriser ses émotions. Une femme exerçant un « métier d’homme » (chef pâtissier dans l’exemple) va avoir tendance à se masculiniser (« oui, les hommes, ils ont pas besoin de parler pour travailler »).

Est-ce qu’il n’y a que moi qui suis restée sans voix devant l’accumulation de clichés ?
Prenons la « preuve » du ballon par exemple. Se pourrait-il que les garçons aient shooté dedans parce que l’on a tendance à encourager les petits garçons à jouer au football ? La demoiselle qui a commencé à dribbler ne jouerait-elle pas au basket ? Cela ne nous laisserait plus qu’une jeune fille ayant « pris le ballon dans ses bras » ! Mais non, la voix off nous explique que cela démontre la douceur des filles versus l’agressivité des garçons.
Je n’aborde même pas la notion de « métier d’homme », et surtout l’exemple : chef pâtissier ???!!! Quant au jeune homme qui doit pleurer sur sa scène de théâtre, il doit être content de savoir que c’est sa sensibilité féminine qui s’exprime et pas son talent d’acteur.

Franchement, pour une émission qui se veut scientifique, je trouve cela un peu léger. On y aborde tout de même les questions de l’éducation, de la manière dont elle influe sur ces caractères « innés », mais juste derrière, cette expérience du ballon prise sans recul saborde complètement l’intention. Pas étonnant derrière, que certains croient toujours que les femmes sont faites pour s’occuper des enfants et piapiater entre elles, que c’est dans leur gènes (ou dans leurs hormones), tandis que les hommes sont faits pour aller se battre contre le grand méchant monde (dans leurs « métiers d’homme ») pour assurer la bouffe. Si c’est cautionné par le gentil monsieur avec ses lunettes carrées, forcément !

lundi 29 août 2011

Undead and Unwed

Elizabeth « Betsy » Taylor vient d’avoir trente ans et de perdre son emploi. Pour couronner le tout, elle s’est fait percuter par une voiture et la voilà à la morgue. Mais elle n’a pas le bon goût de rester morte : elle est désormais un vampire, immortelle et surpuissante.
Loin de rester terrée comme on aurait pu l’imaginer, elle prévient sa famille et ses amis proches de sa résurrection et décide de continuer à mener sa vie aussi normalement que possible. Dommage, la communauté vampirique n’est pas de cet avis. Immunisée contre le soleil et les objets religieux, Betsy est en fait leur Reine, prophétisée par le Livre des Morts qui leur sert de Bible. La voilà désormais prise en plein dans la politique des morts-vivants, coincée entre l’ambitieux Nostro et le séduisant Sinclair, et forcée de prendre parti dans une guerre entres vampires alors que, franchement, elle a bien mieux à faire – écumer Macy’s pour la dernière ligne d’escarpins, par exemple.

Le personnage de Betsy est à mourir de rire : blonde, superficielle, totalement obsédée par sa passion des chaussures de luxe, naïve tirant sur niaise, et d’autant plus drôle qu’elle est écrite à la première personne dans un ton très juste et très léger qui lui correspond parfaitement. Les autres personnages sont aussi réussis, notamment Jessica, sa meilleure amie plus riche que Crésus, qui loin d’être traumatisée par la résurrection de sa meilleure amie, utilise sa fortune pour assurer les éléments bassement matériels qu’un mort à notre époque ne peut plus gérer faute d’existence administrative – un logement, une voiture… Des petits détails bien trop souvent passés sous silence dans les histoires de vampire, et je dois admettre un certain plaisir à les voir traités ici.

Je n’ai pour l’instant lu que les quatre premiers de la série – si je commande 15 livres par mois, mon compte en banque va commencer à drôlement faire la tronche – mais pour l’instant le plaisir est entier, et le décalage de Betsy par rapport à pas mal d’héroïnes de « paranormal romance » (elle est jolie, mais un peu cruche, et carrément égocentrique, ce qui change des Mary-Sue avec toutes les qualités imaginables que l’on rencontre trop souvent) est très reposant.

Une bonne lecture de transports, prenante sans être prise de tête, et quand on y passe deux heures par jour, dans les transports, on est largement sensible à ce genre de choses !

jeudi 25 août 2011

C'est bientôt la rentrée !

Nous n'avons pas d'enfants (la féline ne compte pas) donc nous n'avons pas le rythme scolaire dans la tête. Même la météo ne peut pas nous aider. Le mois d'Avril ressemblait à Juillet, le mois de Juillet à Novembre, et Août à Mars. Aucun repère météotemporel n'était donc disponible.
Pourtant, je puis affirmer que la rentrée est pour bientôt. En effet, depuis une semaine, il y a du foot tous les soirs de la semaine à la télé (vendredi Ligue 2, samedi Ligue 1 + Premier League, dimanche pareil, lundi Premier League, mardi et mercredi Ligue des Champions, ce soir Europa League, demain soir Ligue 2 et Supercoupe d'Europe, ce week-end championnats, lundi Premier League).
Autant vous dire que Shani commence à déprimer de trouver du foot toutes les trois chaînes quand elle zappe... C'est la rentrée, je vous dis !

mercredi 17 août 2011

6%

La loi du 10 juillet 1987 oblige tout employeur du secteur privé et tout établissement public à caractère industriel et commercial occupant 20 salariés ou plus, à employer, dans une proportion de 6 % de son effectif salarié, des travailleurs handicapés (source wikipedia : Loi_handicap - on peut critiquer de sourcer sur wikipedia, je suis d'accord, mais là, j'ai fait au plus court, et plusieurs sites me remontaient la même info, et j'ai la flemme d'aller fouiller legifrance).
Ainsi me suis-je souvent posé la question ces dernières années des aménagements de mon lieu de travail pour les handicapés, notamment ceux en fauteuil roulant.
Effectivement, les couloirs sont larges, les différents blocs de tourniquets de sécurité ont toujours une porte plus large (voire deux) pour permettre le passage d'un fauteuil. Il y a une rampe d'accès de part et d'autres des portes d'entrée qui s'ouvrent latéralement maintenant alors que nous avions des portes tambours auparavant. Ils peuvent accéder aux bâtiments, au bureau, à leur poste de travail.
Mais je restais dubitatif sur l'accès au lieu de travail. Les transports en commun ne sont pas au summum de l'accessibilité. Utilisant le RER C, quand un RER arrive, ce qui n'est jamais vraiment assuré, il faut monter deux marches pour entrer dans le wagon. Reste donc la voiture, mais encore faut-il pouvoir se garer.
Nous avions 6 étages de parking voiture (et un étage supplémentaire pour les motos et les personnalités), et je ne comptabilisais qu'une seule place bleue au niveau du premier étage de voitures (et peut-être une seconde dans un recoin). 6% de six étages = 1 place... Le compte n'y était pas. A l'évidence, je ne devais pas être le seul à m'être fait la remarque car pendant un mois, un étage était mis en travaux pour "travaux de peinture". Et à la fin des travaux, surprise, des nouvelles places toutes bleues avaient fleuris sur presque la moitié de l'étage. 6% de six étages = 0.36 étage, en arrondissant pour tenir compte du fait qu'il faut trois places de parking taille classique pour accueillir deux places à usage handicap. Le compte semble bon. Félicitations pour avoir respecté l'esprit de la loi.

lundi 25 juillet 2011

Un rien m'agace

En ce moment dans le métro, il y a des affiches pour l'exposition "au temps des dinosaures". L'éducation de nos têtes blondes par des moyens ludiques, les sorties en famille dans des expos sympas le week-end, je suis tout à fait pour.

Mais par contre, que le sous-titre de l'exposition soit "Une aventure inoubliable au temps du Jurassic !", très franchement, ça m'agace.

Jurassic. Est-ce que ça coûtait plus cher d'utiliser "jurassique" ? Est-ce que ça rendait l'affiche moins sexy ? Ou est-ce que le publicitaire est réellement une buse en orthographe ? Non parce que sinon, la seule excuse que je lui trouve c'est d'avoir essayé de faire une référence à Jurassic Park, or je ne suis vraiment pas certaine que les gamins, à qui s'adresse l'expo, saisissent l'allusion à un film datant de 1993.

Non, je soupçonne que les gosses, cette chère génération SMS, n'assimilent simplement que c'est l'orthographe correcte. Et ça, à chaque fois que je passe devant l'affiche, ça me donne des envies de meurtre.

mercredi 15 juin 2011

Des retards de réception

Oui, là, il faut bien admettre que le blog tourne à vide. En fait, je suis en train de relire toute ma bibliothèque, et d'attendre, depuis plusieurs semaines, un livre qui fait le lien entre plusieurs tomes. J'ai les deux suivants (que je ne peux pas commencer du coup). Je suis frustration. Il est supposé être parti le 27 mai, nous sommes le 15 juin et je ne l'ai toujours pas... c'est idiot mais ça me stresse, quelque chose d'assez colossal.

Pour me changer les idées je me suis remise à lire une série de Charlaine Harris, l'auteur désormais bien connu qui a écrit les livres adaptés par HBO sous le titre True Blood. Outre cette série très orientée fantastique, elle en a plusieurs autres à son actif, dont celle des Aurora Teagarden que je me refais en ce moment. Rien à voir avec les vampires : ici on est dans le "mystery", le policier léger que l'on lit rapidemment (en ce qui me concerne, deux allers-retour RER suffisent, 2 à 3 heures), le petit polar facile avec un personnage tout ce qu'il y a de plus normal. Aurora, Roe pour les intimes, est une bibliothécaire d'une petite ville près d'Atlanta, et n'a comme particularité que son appartenance à Real Murders, un club d'afficionados des crimes célèbres qui se réunit de temps en temps.

Dans le premier tome de la série - Real Murders, donc - les membres du club se font assassiner l'un après l'autre, et Aurora mène l'enquête. L'histoire ne sort pas des dizaines de tiroirs, la ligne narratrice est simple et directe, c'est bien écrit et sans fioritures. Au fil de la série, l'héroïne vieillit, se marie, devient une riche héritière, et évolue jusqu'au dernier livre sorti, Poppy done to Death - qui pourrait, ou pas, être le dernier. C'est très agréable à suivre, et cette vie somme toute assez classique, ces aspirations simples, reposent un peu de toutes ces héroïnes aux destins incroyables que l'on voit un peu partout désormais.

Enfin, il serait quand même temps que je reçoive le livre convoité (le tome 5 de Women of the Otherworld, pour être précise), parce que là sur les Aurora Teagarden, j'ai bien attaqué l'avant-dernier...