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mercredi 31 octobre 2012

Joyeux Halloween !

Un petit mot rapide en ce 31, pendant que nous préparons avec Jarjar notre fête d'Halloween de ce soir... Et on se fait plaisir sur la déco des plats !

 
C'est génial Halloween, c'est l'excuse pour avoir 12 ans d'âge mental à nouveau...

lundi 23 avril 2012

J'ai voté, j'ai dépouillé

Hier soir se tenait le premier tour de l'élection présidentielle française. Oui, je suis Français, donc j'ai voté. Je ne referai pas l'éternel rengaine sur "c'est un droit, alors je l'exerce", mais tout de même je préfère me dire que j'ai voté plutôt que de voir des gens se plaindre comme en 2002 que leur candidat n'est pas au second tour car ils n'ont pas compris qu'il fallait aller voter pour pouvoir avoir le choix au second tour. 



Gamin, j'étais allé avec mes parents à la proclamation des résultats d'une élection municipale à la Mairie de ma ville. J'avais trouvé l'ambiance détendue et cordiale même si un certain ressentiment émanait de quelques membres de l'assemblée réunie pour l'occasion. J'avais alors raté la partie la plus rébarbative de l'élection : le dépouillement. Lors de la précédente décennie, quand on me demandait si je voulais venir au dépouillement, je refusais toujours poliment car bien que votant toujours dans la commune de mes parents, il n'était pas rare que j'habite à une autre adresse (étudiant, stage, etc) et il fallait que je retourne dans mes lointaines contrées. Cette année, enfin, l'année dernière, j'ai profité de l'occasion pour m'inscrire sur les listes électorales de ma ville. Et, pour la première fois de ma vie, quand on m'a demandé : "Vous pouvez venir dépouiller ce soir ?" j'ai pu répondre "Oui". Les assesseures étaient tellement ravies qu'elles ont noté mon nom parmi la liste des gens qui avaient succombé à l'appel avant moi et elles m'ont donné rendez-vous à 19H45, peu de temps avant la fermeture du bureau de vote. 
Entre deux giboulées, j'ai donc pris mon parapluie et mon courage à deux mains, et je me suis rendu à nouveau à mon bureau de vote. J'y ai recroisé quelques connaissances, dont une qui venait aussi faire le dépouillement, et le hasard faisant bien les choses, nous nous sommes retrouvés à la même table. Je vais donc vous décrire le processus pour celles et ceux qui n'ont jamais vécu cette aventure de l'intérieur. 
Tout d'abord, la responsable du bureau de vote, à 20h00, s'assure que personne parmi l'assemblée présente dans le bureau de vote (nous étions bien une quarantaine présents) ne soit ici pour voter. Une fois les dernières voix exprimées, elle annonce que le vote est clos pour le bureau 3.14 de notre ville. Première étape, on prépare les tables. Nous étions seize scrutateurs (compteurs) et quatre tables de quatre ont donc été mises en place. Les gens ont ensuite été répartis à ses tables. Au maximum deux personnes novices à l'exercice se trouvaient à la même table et, comble du hasard, deux hommes et deux femmes par table, des jeunes et des moins jeunes répartis aussi. Pour chaque table, une personne supplémentaire était en charge de comptabiliser les bulletins nuls, blancs et suivait le bon déroulement du dépouillement. 
Une fois les scrutateurs installés, la responsable du bureau ouvre l'urne sur une table, dépose les bulletins, et fait des paquets de dix pour compter le nombre d'enveloppes. Ouf, il y a autant d'enveloppes que de votants comptabilisés pendant la journée. Des grosses enveloppes de 100 sont préparées afin d'être réparties ensuite auprès des tables de scrutateurs. Deux personnes de chaque côté de la table, une personne qui ouvre les enveloppes, signalent les enveloppes vides, les enveloppes avec deux bulletins, les bulletins barrés, les choses bizarres (un bulletin portait un baiser au rouge à lèvre dessus, d'autres témoins rapportent des billets en Francs ou de dix euros dans les enveloppes). Le bulletin ouvert est alors passé à son voisin de table qui le lit à haute voix, et les deux autres scrutateurs, chacun avec leurs feuilles de compte, cochent le nom. Tous les dix bulletins, on regroupe les enveloppes avec un trombone, tous les dix bulletins pour un candidat, on les regroupe aussi afin de permettre une meilleure relecture à la fin du vote. 
Après une première enveloppe, une responsable vient vérifier nos comptes. Et après la seconde enveloppe, tous les résultats sont regroupés, on indique le nombre de bulletins nuls ou blancs sur notre fiche de compte, et on signe les deux fiches de compte sur lesquelles on a travaillé. Enfin, la présidente du bureau révèle le score pour notre bureau, et invite les plus curieux à se rendre à la mairie pour avoir les résultats agrégés pour la commune. 
Mais au début de mon récit, j'ai parlé d'une quarantaine de personnes, mais 4 tables de 4 scrutateurs + 1 surveillant plus une présidente et trois assesseures du bureau de vote, cela ne fait que 24 personnes, il y avait donc une quinzaine de personnes supplémentaires pour le dépouillement. Que faisait-il pendant que nous nous appliquions à mettre des petits bâtons sur des points dans des cases ? Et bien ils surveillaient que nous mettions bien des petits bâtons sur des points dans des cases. Les gens circulaient entre les tables, vérifiaient que les bulletins étaient bien ouverts, bien rangés, qu'il n'y avait pas d'étrangetés sur les bulletins. Un bulletin avec le nom du candidat barré comptait pour nul, un bulletin avec un baiser de rouge à lèvre dessus est valable (dans la littérature du net, certains le comptent nul, d'autres pas). Deux bulletins différents dans une enveloppe comptent pour un nul, deux fois le même bulletin compte pour un vote. Au final, cela fait des gens qui comptent des bulletins, des gens qui surveillent des gens qui comptent des bulletins et des gens qui surveillent des gens qui surveillent des gens qui comptent des bulletins. 
Et au bout d'une heure et demie de traitement des bulletins, les résultats sont centralisés et nous pouvons rentrer tranquillement chez nous pour voir la fin des Experts.

mardi 3 janvier 2012

Et bonne année, bien sûr !

Et nous voilà en 2012. Chez les Coeurs, on n'a pas vraiment fait la bringue pour la nouvelle année, parce qu'on redescendait de là :

Et qu'on s'était tapé 10 heures de route pour redescendre, sous la neige qui tombait dru et avec les chaînes pour les deux premières (c'est beau, mais c'est flippant aussi, hein). Heureusement, c'était beau-papa qui conduisait - franchement, j'ai mon permis depuis deux mois et demi, je sais même pas comment aborder un truc pareil.
Le passage à la nouvelle année s'est fait en amoureux, avec un plateau de sushis, une bouteille de champagne (des restes du mariage, un an et demi après, on n'a pas fini de boire les stocks) et une niaiserie à la télé. Comme souvent, chez nous. Il n'est pas rare que nous soyons de retour de vacances le 31, crevés et tout juste bons à larver devant le poste, en tout cas certainement pas d'humeur à picoler et danser jusqu'au bout de la nuit. Oui, on est des associaux. En même temps, on n'avait pas vu nos chats depuis une semaine, donc c'était les retrouvailles.

Alors, que vous / nous souhaiter pour cette nouvelle année qui s'annonce ?
- La santé, c'est important. Surtout avec les épidémies de gastro et de grippe qui débarquent. Ceux qui sont déjà malades au bureau (et ils sont nombreux) mettent tout de suite en application leurs bons voeux et ne serrent pas la main avec leur paluche pleine de microbes. C'est gentil, et apprécié.
- La réussite des projets, c'est bien aussi. Il y en a quelques-uns qui touchent au domaine professionnel (et dont je ne parlerai pas ici), mais aussi d'autres plus personnels. Les miens cette année concernent principalement le domaine de l'écriture. Le premier sera de nettoyer mon NaNo 2008 et d'en faire une version lisible sans avoir les yeux qui saignent. J'ai aussi une nouvelle que je dois écrire depuis 6 mois, il serait temps que je m'y mette là quand même. Jarjar m'a offert pour Noël un ordi portable d'une taille respectable, je n'ai donc même plus l'excuse de l'ultra-portable qui fait mal aux doigts.
- De l'estime de soi. Non parce que quand on voit que notre ami le docteur D. veut soumettre des ados de 16 ans à un calcul d'IMC pour une option au bac (voir à ce sujet
le post de la poule pondeuse qui résume assez bien ma pensée), ou les greluches photoshopées dans les magazines, ou les catalogues de jouets de Noël, on se dit que c'est une denrée en perdition, cette chose-là. Ou à tout le moins une espèce menacée. Aimez-vous tels que vous êtes, et ce sera déjà pas mal. Et une bonne base pour aimer les autres correctement.

Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite à tous (oui, les 3 là au fond) une excellente année 2012 !

mardi 15 novembre 2011

4

Et voilà la centième note... On voulait faire quelque chose avec Jarjar pour fêter cela mais la rhino-sinusite a eu raison de ma créativité et le temps passé à prendre soin de moi a eu raison de celle de Jarjar. Du coup, ce sera un post avec un extrait de nano, normal pour un mois de novembre... Sachant que j'en suis à deux jours sans écrire à cause de cette foutue crève qui me tape vraiment fort sur le cerveau !

I could not believe how cold and detached I felt. I was no longer one of them, my mind said, and I did not know where that came from, only that it was there, and it was right. I was not on the same plane as those who danced and drank around me in a frenzy of partying, trying to mate for the night. I was a hunter, I thought, and here came the perfect prey.

Tall, broad in the shoulders but with narrow hips and slim legs in a second-skin jean, he had that kind of fashionable silhouette I hated in a man. I never wanted to have a boyfriend who could put on my jeans while I myself couldn't squeeze half a hip in his. But this guy must have tremendous success with hipster girls. Medium long hair, with bangs that fell halfway in his face and could be replaced with an impatient jerk of his head, blue eyes and a winning smile. I could also see some acne scars on his cheeks, not completely hidden by foundation.
He came to me with confidence, looking down on me despite my heels, and smiled even broader. Either I looked better than I thought, or there was something more coming with vampirism, as far as attracting guys was concerned. Or he thought I felt like an easy prey, standing here alone. This would be ironic.

-“Salut”, he said in French. “Je suis César”.

Yeah, right. And my name was Cleopatra. But then maybe his name really was César. Who knows what French people can do to unsuspecting and innocent babies.

lundi 3 janvier 2011

Bonne année !

De retour d'un autre passage au soleil - ma famille habitant les îles - juste un petit mot pour vous souhaiter à tous (oui, vous, les trois qui lisez ce blog) une excellente année 2011, qu'elle vous apporte tout ce que vous pourriez en souhaiter !

A la vôtre !

lundi 16 août 2010

Voilà, ça, c'est fait...

Samedi après-midi, nous avons changé d'état-civil.

De notre vie quotidienne, rien n'est très différent, si ce n'est que notre appartement est rempli de compositions florales assez magnifiques pour certaines. Et que nous sommes désormais bagués. Mais, fêter cela avec toute notre famille, occasion d'autant plus rare que la mienne est éparpillée sur trois continents, c'était quelque chose de merveilleux.


PS : non, on ne dit pas "mariage pluvieux mariage heureux". On dit "mariage PLUS VIEUX (= qui dure), mariage heureux". Je dis ça parce que bon, à un moment donné, il faut aussi rétablir la vérité...